L’histoire de Bearstech, c’est celle d’experts en logiciels libres passionnés, guidés par des valeurs exigeantes de partage, transparence et respect de l’environnement, clefs de voûte de sa pérennité dans le secteur de l’infogérance et de l’hébergement depuis 20 ans.
Concrètement, Bearstech prend en charge au quotidien la sécurité, la disponibilité et la performance des serveurs faisant tourner les services informatiques, ainsi que la forge logicielle, c’est-à-dire l’outillage permettant d’organiser tout le cycle de vie des projets, des développements jusqu’à leur déploiement.
Contribuer à la création d’un bien commun informatique
Depuis sa création en 2004, l’équipe de Bearstech est pleinement impliquée dans la philosophie du Libre et de l’Open Source. Ces mouvements, qui promeuvent la liberté, la collaboration, la transparence et l'autonomie, entrent parfaitement en résonance avec les valeurs défendues par l’entreprise, qui a fait de l’infogérance et de l’hébergement informatique son cœur de métier. « En nous engageant dans cette philosophie, on contribue activement à créer du bien commun informatique. Le système d’exploitation Debian par exemple, dans lequel nous sommes très impliqués, est l’un des projets les plus éthiques que l’informatique ait jamais porté ! », explique Pierre Arlais, un des trois co-gérants de la coopérative. Libristes convaincus, les salariés de Bearstech utilisent, diffusent et contribuent ainsi au développement de biens communs logiciels, un atout dans la relation de confiance développée avec leurs clients.
« Nous allons au-delà de la simple résolution de problèmes : nous expliquons nos solutions pour contribuer à l'amélioration continue de nos clients. Cette approche transparente et collaborative fait clairement la différence ».
Un fonctionnement démocratique et équitable
Une approche transparente et collaborative qui se traduit dans les statuts de Bearstech, qui a fait le choix de se développer en Scop, dès sa création. Un statut qui a permis à l’entreprise de sortir par le haut d’une crise interne en 2014. « Le parcours de Bearstech a connu de nombreux rebondissements sur ses 10 premières années d’existence. La crise de gouvernance que nous avons traversée en 2014 nous a finalement permis de remettre à plat tout notre fonctionnement. On a pu surmonter cette période justement parce que nous étions en Scop. Dès lors, on a mis en place un modèle viable et pleinement démocratique : par exemple, nous sommes 3 co-gérants, pour 9 salariés. Et l’ensemble des salariés est associé. » Pourquoi ce choix d’une direction tripartite ?
« Les droits d’un gérant sont extrêmement étendus dans une SARL. Le fait de mettre en place une co-gérance permet de mieux contrôler ce pouvoir et de garantir une transparence totale.
On se réunit tous les mois pour valider ensemble les orientations stratégiques, les salaires, les dépenses de plus de 1 000 €, les recrutements… enfin, toutes les décisions importantes pour la boîte. »
La co-gérance est tournante, susceptible d’être renouvelée chaque année. Un système rendu possible par le fonctionnement démocratique et équitable mis en place : tout au long de l’année, en plus du temps d’Assemblée générale, l’ensemble des salariés est informé des décisions stratégiques, au moyen de documents synthétiques, conçus pour être compréhensibles et pédagogiques. Un lien essentiel pour une entreprise qui fonctionne en 100 % télétravail. « On se retrouve occasionnellement en temps de travail collectifs sur 2 à 3 jours dans les locaux de la CG Scop, à Paris, et deux fois par an, on se réunit tous pour une semaine complète dans un gîte. Le 100 % télétravail est limitant sur certains aspects, c’est certain, mais dans l’arbitrage entre le gain et les pertes, le gain prend clairement le dessus, en terme de qualité de vie notamment », détaille Pierre Arlais.
Efficacité énergétique et conscience écologique
Luttant pour une informatique durable, responsable, et à l’empreinte réduite, Bearstech revendique des valeurs fortes sur le volet environnemental. Rien d’étonnant, alors, que la Scop soit engagée concrètement sur la question de l’impact écologique : « En tant qu’hébergeur infogéreur, on est au milieu de plusieurs acteurs. Notre approche est raisonnée, et qualitative : on ne cherche pas à massifier le matériel de nos clients, ni à renouveler inutilement le matériel. »
Concrètement, ces principes se traduisent par exemple par une optimisation systématique des ressources matérielles utilisées, en poussant la durée d’utilisation des serveurs le plus loin possible : « Le matériel à la base est très cher, mais il peut tenir plus de 10 ans en datacenter, ce que peu d’entreprises parviennent à faire ! Cela représente pourtant 80 % de l’impact écologique. Une fois récupérés, nous donnons ensuite les serveurs à des associations.» Par ailleurs, les serveurs de Bearstech sont hébergés dans un datacenter utilisant 100 % d’énergie renouvelable, comptant parmi les plus « propres » de France.
Depuis fin 2024, la Scop va encore plus loin, en proposant un bilan carbone personnalisé pour chaque serveur client, consultable mois par mois en détail sur l’espace support client. Et elle ne s’arrête pas là ! Courant 2025, elle espère pouvoir proposer une nouvelle offre permettant de mettre en veille les outils non utilisés la nuit et le week-end, toujours dans le souci de mieux penser l’utilisation des ressources et d’agir concrètement pour limiter l’impact écologique de son activité.
Après trois ans sans nouvelle embauche et avoir réalisé un chiffre d’affaires historique en 2024, la Scop vingtenaire projette de se développer de nouveau, avec l’embauche de 3 à 4 salariés d’ici fin 2026.
Une belle trajectoire à continuer à écrire collectivement chez Bearstech !

